bpgpreced Les activités de la section bpgsuiv

L'équipe en campagne des municipales

Un grand merci à Xavier et Franck qui se sont mobilisés pour la campagne des municipales et des cantonales! De la distribution au collage, ils ont consacré leur temps libre pour notre liste "agir ensemble pour Grand Quevilly" et pour "Nicoals ROULY"

 

 

Visite à Laatzen

Le week-end de la Pentecôte a été marqué par la reprise de nos échanges avec la section du parti socialiste allemand (SPD)de Laatzen, notre ville jumelle, après une interruption de quatre ans.
Nous avons reçu un accueil chaleureux à la Mairie avant de rejoindre nos familles.
Cette année, la priorité a été donnée par nos amis allemands au plaisir des retrouvailles. Le programme comportait notamment la visite du très intéressant Musée du Tramway de Wehmingen, non loin de Laatzen et une partie de « Bosseln », discipline sportive de l’Allemagne du Nord qui a véritablement enthousiasmé les participants qu’ils soient Français ou Allemands.
Nous avons tous regretté qu’il n’y ait pas eu un moment réservé pour notre traditionnel débat politique mais la plupart d’entre nous ont pu se rattraper en famille, beaucoup de nos hôtes parlant français ou anglais.
Nous les attendons, bien sûr, à Grand-Quevilly, l’année prochaine. Mais pour encore davantage resserrer nos liens et peut-être mieux prendre conscience que nous portons ensemble l’idéal socialiste, notre journal de section devrait s’enrichir bientôt d’une rubrique « Vu de Laatzen ».

Francine Thébault

 

DISCOURS

Chers amis, Chers camarades,

Il y a malheureusement trop longtemps que nos sections n’ont pas eu l’occasion de se rencontrer, et je veux donc commencer par saluer votre invitation et vous en remercier très chaleureusement.

Pour les socialistes de Grand-Quevilly, le jumelage avec les socialistes de Laatzen est très important, car il est une façon concrète de traduire notre attachement à l’amitié entre la France et l’Allemagne.

Ce jumelage est aussi un moyen, même modeste, de faire avancer notre idéal européen, en comparant nos points de vue et en regroupant nos forces.

Notre rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans un contexte très particulier. En Allemagne comme en France, les socialistes sont confrontés à des questions importantes. Je voudrais rapidement en évoquer trois : la question européenne, la question des alliances, et la question du projet socialiste.

Sur la question européenne, vous savez que, lors du référendum tenu l’année dernière, les Français ont majoritairement refusé de ratifier le projet de Constitution proposé par les Chefs d’Etat et de gouvernement.

Les socialistes de Grand-Quevilly font partie de cette majorité, avec à leur tête Laurent FABIUS, notre député.

Par ce vote, nous avons voulu dire que nous refusons une Europe sans ambition sociale, et nous avons voulu laisser sa chance au combat des socialistes européens pour que la loi du marché ne dicte pas l’évolution du monde.

Nous savons que ce choix n’a pas toujours été bien compris, mais nous savons aussi que les socialistes allemands veulent, comme nous, renforcer la dimension sociale de l’intégration européenne.

C’est à cela qu’il faut maintenant travailler, en commençant par demander la ratification de la Charte européenne des droits fondamentaux, qui pourrait entrer en vigueur très vite, même sans Constitution.

Les autres questions sont plus délicates, et nous espérons pouvoir y répondre, dès l’année prochaine, avec un Président de la République socialiste.

La deuxième question est celle des alliances.

Je dois vous dire que les socialistes français ont du mal à comprendre la participation du SPD au gouvernement de Mme MERKEL.

En France, l’opposition entre la droite et la gauche est très forte, et le Parti socialiste ne pourrait pas gouverner avec M. Chirac ou M. Sarkozy, qui d’ailleurs ne nous l’ont pas demandé !

Nous recherchons plutôt un accord avec les autres partis de gauche, en particulier les Verts, qui sont une force montante en France.

Mais je crois savoir qu’au sein même de votre parti, la grande coalition avec la CDU suscite un vif débat.

Nous serions très honorés que les socialistes de Laatzen nous fassent part de leur position à ce sujet.

Enfin, la troisième question que je veux aborder est celle du projet socialiste.

Dans l’ensemble, la vision des socialistes allemands et celle des socialistes français me semblent très proches.

Vous souhaitez l’instauration d’un salaire minimum unique ; nous demandons que celui qui existe déjà en France soit augmenté.

Vous souhaitez que soit créé un impôt sur la fortune (« reichensteuer ») ; nous voulons que celui créé par les socialistes français en 1984 soit préservé, voire élargi.

Vous souhaitez que la démocratie permette d’associer les citoyens et les travailleurs aux décisions qui les concernent ; nous aussi.

Vous souhaitez que la formation et la recherche soient des priorités du gouvernement ; nous aussi.

Vous souhaitez que les populations d’origine étrangère soient mieux intégrées ; nous aussi.

Je pourrais multiplier les exemples, mais ce qu’il faut en retenir, c’est que, par delà nos différences, l’idéal socialiste nous rassemble, et que nous pouvons le porter ensemble, en même temps, dans nos deux pays.

Pour traduire très concrètement ce propos, nous voudrions créer dans le journal de notre section, qui est distribué à tous les habitants de Grand-Quevilly, une rubrique « vu de Laatzen ».

Cela nous permettrait d’informer la population de notre ville sur les idées et les actions des socialistes de Laatzen, et de montrer ainsi que nos propres idées ont une dimension européenne.

Nous comptons sur vous pour nous aider à rédiger cette rubrique, qui pourrait aussi connaître un avenir intéressant sur le site internet de notre section.

Pour finir, je vous confirme notre grand plaisir d’être ici, avec vous, nos camarades, pour ces quelques journées d’amitié et de politique.

Sachez que vous êtes toujours les bienvenus à Grand-Quevilly.

Merci pour tout.